Baisse de 20% des transferts d’argent de la diaspora vers les pays pauvres, selon la Banque Mondiale

Baisse de 20% des transferts d’argent de la diaspora vers les pays pauvres, selon la Banque Mondiale

En ce moment où le covid-19 frappe le monde de plein de fouet, l’économie mondiale n’est pas épargnée. Après les différentes prévisions sur les contractions que certaines économies du monde pourraient confronter, c’est le taux de la Contribution de la diaspora vers les pays en développement qui connaîtra une baisse de 20% (BM).

Depuis 2017, les transferts des émigrants vers les pays sous développés ne cessent de croître, 483 milliards de dollars en 2017 pour 554 milliards en 2019. Marquée par cette pandémie de Covid-19, cette année pourrait être une première depuis 2017 à enregistrer une baisse des transferts financiers dans l’économie déjà boiteuse des pays sous-développés. La Banque Mondiale a annoncé une nouvelle qui mettra en difficulté l’économie des pays qui dépend en partie de la diaspora. La contribution de cette dernière doit baisser de 20% dans les prochaines semaines.

Tout comme les autres pays en situation économique précaire, Haïti dépend en grande partie de la diaspora. Environ 4 millions haïtiens participent chaque année dans la prestation économique du pays. Ces émigrants qui ont laissé le pays après 1986, sont considérés comme l’un des bienfaits si ce n’est pas l’unique de cette crise politique qui a ravagé le pays depuis. Ces émigrants représentent maintenant un pilier incontournable dans l’économie haïtienne. Plus de 30 % des familles haïtiennes bénéficient de leur aide régulièrement, soit chaque mois.

Le pays ne produit presque plus rien. Nous vivons dans une économie de sous-emplois caractérisée par l’embauchement d’un petit groupe sur base de partialité. Les transferts de la diaspora pourrait être considérés comme étant un moyen pour compenser le chômage et pour augmenter le capital humain car les bénéficiaires utilisent ces moyens économiques à des fins de consommation (se nourrir, s’offrir des services etc…) et d’investissement (paiement de la scolarité par exemple) Certaines familles n’ont pas d’autres sources de revenu que les transferts financiers de la diaspora.

En 2008, les chiffres de transferts étaient d’un milliard dollars, pour passer à deux milliards après le séisme. Ces chiffres représentaient environ trois fois la valeur de notre exportation selon le nouvelliste. En proportion de recette d’exportations, Haïti est le quatrième pays a bénéficié le plus de transfert de sa diaspora (AlterPresse). Les transferts des émigrés représentent 20% du PIB. C’est un chiffre relativement élevé comparé aux autres pays de l’Amérique latine. Pour certains économistes, cette contribution de la diaspora n’apporte rien dans le structure économique car elle est utilisée à des fins de consommations et non à des fins d’investissement. Les récipiendaires de la diaspora utilisent cette contribution pour payer la scolarité, le loyer. Payer la scolarité est un véritable investissement dans le capital humain, pour contredire ces économistes.

Selon AlterPresse, il n’y a pas seulement une contribution financière, il y a une bonne partie des nationaux à l’étranger qui s’intéresse judicieusement à l’université. Les cas licenciés à l’étranger excèdent ceux d’Haïti. 32% de la diaspora haïtienne fréquente une université aux Etats-Unis contre 3.5 % pour les haïtiens qui sont dans le pays. Haïti n’a d’autres choix que d’utiliser les ressources de la diaspora, sinon il faudra 74 ans pour former en Haïti autant d’universitaires que ceux qui se trouvent actuellement aux États-Unis et au Canada.

Ordinairement au moment des crises, les investissements étrangères augmentent. Comme après le 12 janvier, les transferts avaient doublé de valeur. Ce qu’il y a de particulier dans cette crise, c’est qu’elle n’est pas que locale, on est en présence d’une pandémie, c’est l’affaire de tout le monde. La diaspora y compris. La grande question qui se pose est de savoir comment le pays va vivre avec un tel handicap?

Gusly Jean-Charles

Je suis Gusly JEAN-CHARLES, natif de la ville des Gonaïves, actuellement étudiant en sciences économiques à la Faculté des Sciences Économiques, Sociales et Politiques de l'UNDH et boursier de la Haitian Education Leadership Program (HELP). Je suis passionné de sport et d'écriture. J'invite les jeunes à tirer plaisir et contentement dans les choses de l'esprit et faire de la volonté et de la capacité leur boussole.

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