Le CE de l’UEH vers une éventuelle prochaine réélection

Le CE de l’UEH vers une éventuelle prochaine réélection

Décriés par plusieurs secteurs de la vie nationale pour des motifs de corruption, les responsables de l’UEH se préparent vers leur réélection à la tête de l’institution.

Dans une note de presse publiée en date du 05 juin dernier par la Commission Electorale Centrale (CEC) de l’Université d’État d’Haïti (UEH), les dirigeants de cette institution ont communiqué à la population en général et à la communauté universitaire en particulier la liste provisoire des candidats qui sont agréés à participer aux prochaines élections pour le renouvellement de son Conseil Exécutif dont le mandat est arrivé à terme.

Rien de surprenant. Les trois mousquetaires, à savoir Fritz DESHOMMES, Hérold TOUSSAINT et Jacques BLAISE, respectivement Recteur, Vice-Recteur aux affaires académiques et Vice-Recteur à la recherche qui dirigent depuis environ 4 ans la seule structure publique d’enseignement supérieur du pays, figurent dans cette liste. En dépit de la réforme tant réclamée au sein de l’UEH et des accusations de corruptions portées contre eux, notamment du côté des associations estudiantines et professorales, ces dirigeants font la sourde oreille et ne visent que leur réélection.

La liste provisoire des candidats aux postes de Recteur et de Vice-Recteurs devant diriger l’Université d’État d’Haïti pour les quatre prochaines années sont: Claude PEAN (Recteur), Fritz DESHOMMES (Recteur) et Samuel REGULUS (Recteur) ; Emmanuel dit Hérold TOUSSAINT (Vice-Recteur aux affaires académiques), Jean POINCY (Vice-Recteur aux affaires académiques) et Predner DUVIVIER (Vice-Recteur aux affaires académiques) ; Jacques BLAISE (Vice-Recteur à la recherche) et Rhodner Jean ORISMA (Vice-Recteur à la recherche).

L’Université d’État d’Haïti patauge depuis quelque temps dans une crise sans fin. Cette dernière s’est endurcie depuis après la décision des dirigeants d’expulser de l’institution dix-neuf (19) parmi des étudiants qui occupaient le Rectorat pendant plusieurs mois en 2016 en vue de faire entendre leurs revendications, axées notamment sur la réforme de l’Université et des meilleures conditions d’études. Les dirigeants de l’UEH avaient accusé ces étudiants d’avoir vandalisé les locaux du Rectorat. Ainsi, avaient-ils recouru à la police pour les déguerpir. À cause de cette situation de crise, diverses entités de ladite Université, particulièrement la Faculté des Sciences Humaines, la Faculté d’Ethnologie, l’Ecole Normale Supérieure et autres avaient gardé leurs portes fermées durant plusieurs mois, voire pendant une année entière. Le Conseil Exécutif de l’Université d’État d’Haïti, au lieu de poser les vrais problèmes de l’institution et d’apporter des réponses satisfaisantes aux revendications des étudiants qui se tournaient vers la violence comme dernier recours, avait de préférence installé des backups de police pour pacifier les différents espaces facultaires. Une décision qui, selon plus d’un, est contraire aux principes qui régissent l’institution. Ce lieu où devrait régner des débats contradictoires, axés sur des arguments solides entre étudiants et professeurs, est depuis lors, transformé en une caserne qui campait des hommes armés en vue de rétablir l’ordre.

Malgré que divers professeurs et étudiants des différentes structures facultaires de l’UEH ont accusé le Recteur Fritz DESHOMMES de détenir un faux diplôme de doctorat, mais jusqu’ici, aucune instance compétente du pays ne dilligente une enquête pour faire la lumière sur la situation. Jusqu’ici, la justice haïtienne ne sent pas la nécessité de saisir le dossier afin de sanctionner ou laver ces étudiants et dirigeants qui s’accusent les uns et les autres, de voleurs et de corrupteurs. Par rapport à ces lourdes accusations de corruption qui pèsent sur les épaules des actuels responsables de l’UEH, devrait-on s’attendre à leur réélection pour un deuxième mandat consécutif. ?

Marc Wisly HILAIRE

Collaborateur

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