Les animaux sont autant des êtres vivants que nous !

Les animaux sont autant des êtres vivants que nous !

Parler des animaux en Haïti évoque des opinions contrastées. Qu’il s’agisse d’animaux domestiques ou de compagnie, le constat ne diffère pas trop. De pauvres bêtes qui réclament un meilleur traitement.

Les liens entre l’homme et les animaux ont toujours été très forts. Liens faits parfois d’exploitation et causes de souffrance animale, mais aussi parfois liens faits d’affection, voire d’amour fou.

Dans l’environnement immédiat des familles haïtiennes, l’on dénombre le plus souvent des animaux domestiques et des animaux de compagnie tels les oiseaux, le lapin, le chat, le chien, etc.

De nos jours, l’animal domestique est perçu comme tel à des niveaux différents. Il s’agit à l’époque contemporaine généralement d’animaux, plus ou moins familiers, issus de la domestication et de l’élevage comme animal de rente.

Par ailleurs, un animal de compagnie est un animal recevant la protection des humains en échange de sa présence, sa beauté, sa jovialité ou encore pour ses talents (oiseaux chanteurs, parleurs…). En raison de leur très longue présence au côté de l’Homme, ces animaux familiers ont souvent fait l’objet d’une domestication à la suite de leur apprivoisement

Il est important de souligner que ces bêtes présentent de multiples facettes qui échappent souvent à l’attention de l’individu lambda. Par le truchement de la zootechnie, l’homme puise des animaux domestiques la viande, les oeufs, le lait. Il les utilise pour produire des spectacles, faire du sport. Ces derniers assurent la sécurité, contribuent à changer l’aspect morne d’un lieu par la décoration. Ces particularités mentionnées révèlent simplement une infime partie des nombreux services que l’humain tire des animaux pour rendre sa vie plus facile et plus agréable.

En Haïti, les nombreuses observations portées sur les animaux ont permis de voir à quel point ils sont utilisés, exploités. Si quelques personnes possèdent des chiens ou des chats qui sont bien soignés et nourris au jour le jour, la majorité des autres animaux se débrouillent seuls, chassés et méprisés de leurs maîtres incapables d’assumer leurs responsabilités. Par manque d’amour ou d’affection, ils circulent dans la rue, le dos rongé par les puces et les tiques, n’ayant que la chair et les os.

Des fois, ce sont des caprins et des bovins qui désertent leurs lieux de pâturage en quête de quoi se nourrir, qui interrompent la circulation, fouillent dans les piles d’immondices jonchant si souvent les voies publiques. Privés de leur liberté, des oiseaux meurent en cage par manque d’eau, de nourriture ou à cause des insectes qui les attaquent sans que s’en aperçoive la personne chargée d’en prendre soin. Ces phénomènes d’animaux qui se libèrent du joug de leurs propriétaires dévoilent les conditions précaires auxquelles ils font face.

Tous ces animaux errant chaque jour nous font découvrir l’immense désolation de notre paysage social et politique. Les animaux méritent notre protection, notre attention. De meilleures conditions dans les rapports de l’homme et de l’animal laisseraient entrevoir une cohabitation qui profite à tous, une lueur de l’autre côté de la rive.

Wislin Prévil

Wislin Altaïr Prévil est étudiant à la Faculté d'Agronomie et de Médecine Vétérinaire de l'Université d'Etat d'Haïti. Amateur éclairé de lecture et d'écriture, il garde la ferme conviction que le pays tant rêvé ne peut découler que d'une jeunesse éduquée et soucieuse.

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